Saint-Dié-des-Vosges : un parc diagnostiqué dominé par les classes C et D
L’extraction ADEME du 18 septembre 2026 rassemble 5 797 diagnostics enregistrés à Saint-Dié-des-Vosges, sans correspondre nécessairement à autant de logements uniques. Les classes C et D dominent cette photographie, tandis que 401 diagnostics portent une étiquette F ou G.

À Saint-Dié-des-Vosges, la photographie du parc immobilier diagnostiqué publiée ce 24 septembre 2026 présente un contraste : les classes C et D dominent les enregistrements, alors que les périodes de construction anciennes occupent une place majeure dans le corpus géolocalisé. Cette actualité repose sur l’analyse de la dernière extraction ADEME utilisée, datée du 18 septembre 2026, et non sur un événement municipal. Pour les propriétaires vendeurs, les bailleurs et les acquéreurs, son intérêt est de situer un bien dans un contexte local documenté. Elle ne permet toutefois ni de déduire son étiquette à partir de son âge, ni de confondre les diagnostics enregistrés avec des logements uniques.
1. Une photographie de 5 797 diagnostics, pas un décompte de logements
| Étiquette DPE | Diagnostics enregistrés à Saint-Dié-des-Vosges |
|---|---|
| A | 34 |
| B | 182 |
| C | 2 644 |
| D | 1 851 |
| E | 685 |
| F | 280 |
| G | 121 |
Le périmètre étudié est celui de Saint-Dié-des-Vosges, dans les Vosges, identifié par le code INSEE 88413. Le jeu local retient une population communale de référence de 19 251 habitants et contient 5 797 diagnostics enregistrés. Ces deux nombres décrivent des objets différents : des habitants d’un côté, des enregistrements de diagnostics de l’autre. Un même logement pouvant apparaître plusieurs fois, le second ne constitue pas un inventaire de logements uniques. Il ne permet pas non plus de mesurer directement la part du parc communal couverte par cette extraction. La lecture proposée porte donc sur le parc diagnostiqué tel qu’il apparaît dans la base, sans l’assimiler à l’ensemble du parc immobilier communal.
2. Les classes C et D structurent le profil énergétique observé
La classe C rassemble 2 644 diagnostics, soit 45,6 % des enregistrements, et constitue la catégorie la plus représentée. La classe D suit avec 1 851 diagnostics, soit 31,9 %. Ce sont ces deux étiquettes, plutôt que les seules classes les moins performantes, qui donnent sa physionomie à la distribution locale. À l’autre extrémité, la classe A compte 34 diagnostics, soit 0,6 %, et la classe B en compte 182, soit 3,1 %. Pour un vendeur ou un acquéreur, cette répartition fournit un point de comparaison descriptif. Elle ne suffit pas à attribuer une valeur à un bien ni à prédire les conditions dans lesquelles il pourrait être vendu.
Les catégories E, F et G occupent des places différentes dans cette photographie et ne doivent pas être présentées comme un bloc indifférencié. L’étiquette E représente 685 diagnostics, soit 11,8 % du total. La classe F en rassemble 280, soit 4,8 %, et la classe G 121, soit 2,1 %. Réunies, F et G comptent 401 diagnostics, soit 6,9 % des enregistrements. Ces chiffres décrivent la fréquence des étiquettes dans la base, pas un nombre certain de propriétaires ou de logements concernés. Ils signalent néanmoins des situations à distinguer pour lire les échéances locatives et le champ de l’audit énergétique réglementaire à la vente.
- A : 34 diagnostics enregistrés, soit 0,6 % ; B : 182, soit 3,1 %.
- C : 2 644 diagnostics enregistrés, soit 45,6 % ; D : 1 851, soit 31,9 %.
- E : 685 diagnostics enregistrés, soit 11,8 %.
- F : 280 diagnostics enregistrés, soit 4,8 % ; G : 121, soit 2,1 %.
3. Le poids de 1948-1974, un trait central du corpus local
La période 1948-1974 est dominante : elle représente 63,2 % du corpus géolocalisé. Cette concentration constitue un trait du profil observé à Saint-Dié-des-Vosges. Elle invite à lire les résultats énergétiques en regard de l’ancienneté du bâti, mais sans établir de lien automatique entre les deux. Les données fournies ne croisent pas, logement par logement, période de construction et étiquette énergétique. Il serait donc incorrect d’affirmer que les diagnostics C proviennent principalement de cette période, ou que celle-ci explique à elle seule la consommation mesurée. Les deux constats disponibles sont une forte présence de cette période et une prédominance des étiquettes C et D.
Les autres repères d’ancienneté complètent cette lecture : le bâti antérieur à 1949 représente 19,0 %, celui antérieur à 1975 atteint 82,2 %, et les périodes antérieures à 2001 représentent 94,6 %. Ces seuils ne décrivent pas des catégories indépendantes à additionner : les périodes les plus anciennes sont comprises dans les seuils plus larges. Ils montrent la place du bâti ancien dans la photographie disponible, sans renseigner sur les travaux éventuellement réalisés dans chaque bien. Pour un propriétaire comme pour un acquéreur, l’âge constitue ainsi une donnée de contexte. Il ne remplace pas l’étiquette individuelle et ne permet pas, à partir de cette extraction seule, de décrire l’état précis d’un logement.
4. Surface, consommation et coût : trois médianes à bien distinguer
Les maisons individuelles représentent 19,0 % dans les données locales, tandis que la surface médiane est de 70 m². Ces repères apportent une dimension complémentaire aux étiquettes et aux périodes de construction : ils décrivent la composition et le centre de la distribution observée. Une médiane n’est toutefois ni une surface standard applicable à chaque bien, ni la description d’un logement représentatif dans toutes ses caractéristiques. Rien dans les faits fournis ne permet d’associer automatiquement les 70 m² aux seules maisons individuelles, à une période donnée ou à une classe énergétique. Pour comparer un bien avec le corpus local, ces dimensions doivent donc rester distinctes.
La consommation médiane s’établit à 168 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé à 1 054 €. Ces deux indicateurs situent le centre des valeurs enregistrées, mais ils ne promettent pas une consommation ou une dépense identique pour un logement particulier. Le second est explicitement une estimation : il ne doit pas être présenté comme une facture constatée. Il serait également trompeur de réunir surface médiane, consommation médiane et coût médian pour fabriquer le portrait d’un même logement. Les faits fournis n’établissent pas que ces trois valeurs correspondent au même enregistrement. Leur utilité est comparative, à condition de conserver pour chacune sa nature et son unité.
5. Le gaz naturel occupe la première place pour le chauffage
Le gaz naturel est le chauffage principal le plus représenté dans l’extraction, avec 3 031 diagnostics. Ce nombre constitue un autre marqueur du profil local, distinct de l’ancienneté du bâti et de la distribution des étiquettes. Comme pour les classes énergétiques, il s’agit d’enregistrements et non d’un décompte assuré d’installations ou de logements uniques. Les faits fournis ne détaillent pas les autres modes de chauffage et ne donnent pas de répartition du gaz selon les classes A à G. Ils ne permettent donc pas de dire quelle proportion des diagnostics au gaz relève de C, de D ou des catégories E, F et G.
Pour les vendeurs, bailleurs et acquéreurs, la place du gaz naturel permet de replacer le chauffage d’un bien dans le paysage diagnostiqué de Saint-Dié-des-Vosges. Elle ne démontre pas que ce mode de chauffage serait la cause de la consommation médiane locale ou du coût annuel médian estimé. De même, la coexistence d’un bâti largement antérieur à 1975 et d’un chauffage au gaz fortement représenté ne prouve pas que les mêmes enregistrements portent toutes ces caractéristiques. L’intérêt de la photographie est précisément de poser plusieurs repères sans les fusionner. Toute lecture à l’échelle d’un bien doit distinguer son chauffage, son étiquette, sa surface et sa période de construction.
6. Pour les bailleurs, trois classes et des échéances différentes
La portée pratique des étiquettes apparaît particulièrement dans la lecture des règles de location fournies. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. L’extraction locale recense 121 diagnostics G, mais ce chiffre ne donne ni le nombre de logements uniques concernés ni celui des logements proposés à la location. Il ne permet donc pas de chiffrer un parc locatif directement touché. Pour un bailleur, le point décisif reste la classe du logement considéré, et non la faible ou forte fréquence de cette classe dans l’ensemble des diagnostics de la commune.
Les échéances prévues concernent ensuite la classe F en 2028 et la classe E en 2034. Dans la base locale, les 280 diagnostics F et les 685 diagnostics E représentent donc deux ensembles à lire séparément, avec des horizons distincts. Le poids de E, soit 11,8 % des enregistrements, rend cette catégorie importante dans une analyse qui ne se limite pas aux classes F et G. Cette observation ne préjuge toutefois ni du statut d’occupation des biens ni des décisions de leurs propriétaires. À la date de cette actualité, les faits fournis permettent d’exposer le calendrier, mais pas d’évaluer combien de locations locales seraient concernées à chaque échéance.
- Classe G : critère de décence énergétique non satisfait pour un nouveau bail en métropole depuis le 1er janvier 2025.
- Classe F : échéance prévue en 2028 ; 280 diagnostics enregistrés dans l’extraction locale.
- Classe E : échéance prévue en 2034 ; 685 diagnostics enregistrés dans l’extraction locale.
7. À la vente, l’étiquette ne suffit pas à définir le champ de l’audit
Pour les propriétaires vendeurs et les acquéreurs, une autre distinction intervient : l’audit énergétique réglementaire concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole. La classe E est comprise dans ce champ depuis le 1er janvier 2025. Il ne suffit donc pas de relever une étiquette dans la distribution communale pour conclure que tous les biens correspondants relèvent de cette obligation. Le type de bien et la monopropriété font partie du périmètre indiqué. Cette précision importe à Saint-Dié-des-Vosges, où les maisons individuelles représentent 19,0 % dans les données, sans croisement fourni avec les étiquettes.
L’extraction ne permet pas de compter les ventes auxquelles un audit réglementaire s’appliquerait. Elle ne fournit ni le nombre de biens mis en vente, ni le croisement entre maisons individuelles et classes E, F ou G, ni un décompte des immeubles en monopropriété. Les 685 diagnostics E et les 401 diagnostics F ou G ne doivent donc pas être transformés en autant d’audits à réaliser. Pour lire une situation de vente, l’apport concret des données est de distinguer les questions : quelle est l’étiquette du bien, de quel type de bien s’agit-il et entre-t-il dans le périmètre décrit ? La photographie locale éclaire ce cadre sans répondre à la place des données individuelles.
- Pour situer un bien : distinguer son étiquette individuelle de la répartition des diagnostics dans la commune.
- Pour comprendre le champ de l’audit : considérer ensemble la classe énergétique et le type de bien décrit par la règle fournie.
- Pour interpréter les volumes : ne pas convertir des diagnostics E, F ou G en nombres de logements uniques, de ventes ou d’audits.
8. Secteurs et risques : une lecture locale sans classement des quartiers
Les secteurs IRIS analysés sont Centre Ville, Kellermann, Saint-Roch, L’Orme et Foucharupt Gaston Save. Leur présence dans le périmètre d’analyse ne s’accompagne ici d’aucune ventilation chiffrée des étiquettes, des consommations ou des périodes de construction par secteur. Il n’est donc pas possible de les classer selon leur performance énergétique ni d’attribuer à l’un d’eux la concentration des diagnostics F ou G. Pour un acquéreur, cette limite est essentielle : la distribution communale ne décrit pas automatiquement le secteur d’un bien, encore moins le bien lui-même. L’échelle locale retenue apporte un contexte, mais les faits disponibles ne permettent pas une comparaison chiffrée entre ces secteurs.
Géorisques recense trois familles de risques : inondation, séisme et radon. Les indications fournies sont une zone sismique 3, qualifiée de modérée, et un potentiel radon de niveau 3. Ces informations complètent le contexte immobilier sans constituer une mesure énergétique ni établir la situation précise de chaque adresse. Elles ne permettent pas davantage de déduire une incidence sur le prix d’un bien. Au terme de cette photographie, le profil documenté reste celui d’un corpus dominé par C et D, fortement marqué par les périodes anciennes et par le gaz naturel. Sans extraction antérieure comparable fournie, il s’agit d’un état des lieux actualisé, pas de la preuve d’une amélioration ou d’une dégradation.
Questions fréquentes
Les 5 797 diagnostics correspondent-ils à 5 797 logements différents ?
Non. La base contient 5 797 diagnostics enregistrés et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Ce volume ne constitue donc pas un décompte de logements uniques ni une mesure directe de la couverture du parc communal.
Quelles étiquettes dominent à Saint-Dié-des-Vosges ?
La classe C arrive en tête avec 2 644 diagnostics, soit 45,6 %, devant D avec 1 851 diagnostics, soit 31,9 %. Les classes F et G réunissent 401 diagnostics, soit 6,9 % des enregistrements.
La classe E est-elle concernée par l’audit énergétique à la vente ?
Oui, depuis le 1er janvier 2025 en métropole, pour la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E. Le champ indiqué concerne les classes E, F et G, pas indistinctement tous les biens portant ces étiquettes.