DPE à L'Orme, Saint-Dié-des-Vosges : comprendre le bâti et ses étiquettes

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À L'Orme, à Saint-Dié-des-Vosges, les 711 DPE géolocalisés montrent une nette prédominance de l'étiquette C dans un bâti principalement construit entre 1948 et 1974. Ce dossier compare les résultats du quartier à ceux de la ville et précise comment les utiliser pour préparer une vente ou une location.

DPE à L'Orme, Saint-Dié-des-Vosges : comprendre le bâti et ses étiquettes — Saint-Dié-des-Vosges

Le profil énergétique de L'Orme repose sur 711 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d'un échantillon de 6 027 DPE analysés à Saint-Dié-des-Vosges. Ces observations décrivent les logements diagnostiqués du quartier, et non nécessairement l'ensemble de son parc résidentiel. Elles font apparaître une combinaison notable : une construction largement antérieure à 1975, une forte présence d'appartements et des étiquettes surtout classées C. Pour lire ces résultats, il faut distinguer les caractéristiques du bâti, les performances mesurées par les diagnostics et les estimations de dépenses énergétiques. Aucun de ces indicateurs, pris isolément, ne permet de déterminer la situation d'un logement précis. Leur rapprochement fournit toutefois des repères utiles pour situer un bien dans son environnement local.

Un bâti dominé par les appartements de 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (L'Orme)Part du quartier
A00,0 %
B00,0 %
C56980,0 %
D9313,1 %
E415,8 %
F60,8 %
G20,3 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS L'Orme (Saint-Dié-des-Vosges).

La période 1948-1974 représente 82,7 % des diagnostics du quartier. Le bâti observé à L'Orme est donc très majoritairement rattaché à cette génération de construction, plutôt qu'au parc ancien d'avant 1948. Celui-ci ne représente que 1,3 % des diagnostics locaux, contre 19,0 % à l'échelle de Saint-Dié-des-Vosges. Au total, 84,0 % des logements diagnostiqués du quartier ont été construits avant 1975. Cette ancienneté ne se traduit pourtant pas par une prédominance des mauvaises étiquettes énergétiques. Les maisons individuelles représentent seulement 6,5 % de l'échantillon, le reste étant constitué d'appartements. Les résultats agrégés donnent ainsi principalement à voir le profil des appartements diagnostiqués. Ils sont moins directement représentatifs d'une maison particulière, dont les caractéristiques doivent être examinées séparément.

  • Période dominante : 1948-1974, avec 82,7 % des diagnostics. Ce repère décrit l'âge du bâti observé, sans renseigner à lui seul sur les équipements présents ou sur les éventuelles interventions réalisées depuis la construction.
  • Bâti d'avant 1948 : 1,3 % dans le quartier, contre 19,0 % dans la ville. L'Orme se distingue donc du profil communal par une présence nettement moins importante de cette génération ancienne.
  • Maisons individuelles : 6,5 % des logements diagnostiqués. La lecture du bilan doit tenir compte de cette faible représentation et de la place prépondérante des appartements dans l'échantillon.

569 étiquettes C et une faible présence des classes F et G

La répartition des étiquettes place très nettement la classe C en tête, avec 569 diagnostics sur les 711 étudiés. Elle est suivie par la classe D, qui compte 93 diagnostics, puis par la classe E, avec 41 diagnostics. Les classes F et G regroupent respectivement 6 et 2 logements. Aucun diagnostic de l'échantillon n'est classé A ou B. Le profil local est donc concentré sur C, sans présence des deux meilleures classes dans les observations fournies. Cette distribution permet de nuancer une lecture fondée uniquement sur l'année de construction : un quartier majoritairement construit avant 1975 n'est pas nécessairement dominé par les classes F et G. Les données disponibles ne précisent cependant ni les systèmes de chauffage ni les travaux éventuels pouvant expliquer cette répartition.

Des indicateurs énergétiques inférieurs aux références de la ville

La part de passoires énergétiques F et G atteint 1,1 % à L'Orme, contre 7,1 % pour l'ensemble de Saint-Dié-des-Vosges. Le quartier présente donc une proportion plus faible de ces étiquettes dans les diagnostics analysés. Sa consommation médiane est également inférieure à la référence communale : 114 kWh/m²/an, contre 168 kWh/m²/an. Le coût énergétique annuel médian estimé suit la même orientation, avec 766 € dans le quartier et 1 054 € dans la ville. Ces comparaisons portent sur des médianes, et non sur des moyennes arithmétiques. La surface médiane est de 68 m² à L'Orme, contre 70 m² à l'échelle communale. Ces constats situent favorablement les indicateurs locaux, mais ne suffisent pas à expliquer les écarts ni à prédire les résultats d'un bien.

  • Passoires énergétiques : 8 logements F ou G sont recensés à L'Orme, soit 1,1 %. Cette faible proportion ne signifie pas que tous les logements du quartier présentent une performance énergétique comparable.
  • Consommation médiane : 114 kWh/m²/an dans le quartier, contre 168 kWh/m²/an dans la ville. Il s'agit d'un repère de comparaison entre les deux échantillons, et non d'une consommation attribuable à chaque logement.
  • Coût annuel médian estimé : 766 € à L'Orme, contre 1 054 € à Saint-Dié-des-Vosges. Ces montants sont des estimations énergétiques issues des données fournies, pas des factures individuelles constatées.
  • Surface médiane : 68 m² dans le quartier et 70 m² dans la ville. Ce contexte doit accompagner la lecture des coûts annuels, qui ne remplacent pas l'examen des informations propres au bien.

Vendre à L'Orme : situer le bien sans lui attribuer le bilan du quartier

Pour préparer une vente, les données de L'Orme offrent un cadre de comparaison, mais l'information centrale reste le DPE du logement concerné. Un bien classé C correspond à l'étiquette dominante parmi les 711 diagnostics observés. Un logement classé E, F ou G présente au contraire une étiquette moins favorable que cette classe dominante, ce qui mérite une présentation claire aux acquéreurs. Le coût annuel médian estimé de 766 € ne doit pas être repris comme l'estimation du bien si son diagnostic indique autre chose. Il convient aussi de distinguer une maison du profil local, principalement composé d'appartements. Enfin, aucun élément fourni ne permet de chiffrer une incidence sur la valeur de vente, d'anticiper les négociations ou de conclure à une facilité particulière de commercialisation.

Louer : examiner le diagnostic individuel au-delà des 1,1 % de passoires

Pour une mise en location, la faible proportion locale de classes F et G constitue un élément de contexte, et non une validation de la situation du logement. Les 8 logements concernés dans l'échantillon rappellent que des performances moins favorables existent aussi à L'Orme. Le bailleur doit donc raisonner à partir des informations propres à son bien plutôt qu'à partir de la seule réputation énergétique du quartier. Pour le candidat locataire, la consommation médiane de 114 kWh/m²/an et le coût annuel médian estimé de 766 € servent de points de comparaison, sans garantir ses dépenses futures. Les faits disponibles ne comportent pas de cadre réglementaire : ils ne permettent pas, à eux seuls, de conclure qu'un logement précis peut être mis en location ni d'établir ses obligations.

Questions fréquentes

Le quartier L'Orme est-il plus performant que Saint-Dié-des-Vosges sur le plan énergétique ?

Les indicateurs fournis sont plus favorables dans l'échantillon de L'Orme : 1,1 % de classes F et G contre 7,1 % dans la ville, et une consommation médiane de 114 contre 168 kWh/m²/an. Le coût annuel médian estimé est aussi inférieur. Cela décrit une tendance collective, sans établir que chaque logement du quartier est plus performant que chaque logement de la commune.

Comment comprendre la prédominance de C dans un bâti largement antérieur à 1975 ?

Les données montrent simultanément 84,0 % de logements construits avant 1975 et 569 diagnostics classés C. Elles confirment donc que l'âge ne suffit pas à déduire l'étiquette. En revanche, elles ne renseignent pas les équipements, l'isolation ou les travaux réalisés. Il serait injustifié d'attribuer ces résultats à une rénovation généralisée ou à un système de chauffage particulier.

Peut-on utiliser les 766 € médians pour présenter un logement à vendre ou à louer ?

Les 766 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans l'échantillon du quartier. Ce montant peut être présenté comme un repère local clairement identifié, mais pas comme le coût du logement concerné. Pour informer un acquéreur ou un locataire, il faut distinguer cette statistique des estimations figurant dans le DPE individuel et ne pas la présenter comme une facture garantie.

Sources officielles

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